Rendez nous nos vies (svp)

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Aujourd’hui, samedi 20 mars 2021, l’envie me prend d’écrire. Comme beaucoup d’entre nous, j’en ai marre. Vraiment marre. Je ne vois pas le bout, ni le but, de ce que nous endurons tous depuis un an.

Un an. Un an que nous “vivons” dans ce climat anxiogène. Un an que le COVID-19 perturbe nos vies à tous.

Pour être honnête, au départ, j’ai personnellement très bien vécu le premier confinement. A l’annonce, comme beaucoup, je me suis dit que ce serait 2 semaines (hum…) de congés forcés, à prendre du temps pour moi. Comme beaucoup, je fais des bananas bread, des e-apéro et des séances de yoga. C’était sympa, au début.

Puis les deux semaines se sont prolongées en quatre, puis six,… Et là le temps est devenu long. Ou plutôt, les contacts sociaux ont commencé à sérieusement manquer. Olivier travaille comme un fou. Entrepreneur de jardin, il fait partie des rares personnes qui n’ont jamais été à l’arrêt professionnel à cause de la pandémie. Absent de 6h30 à 20h tous les jours, la solitude se fait vite ressentir de mon côté. Mais je ne suis pas à plaindre, et je le sais. J’ai un appartement avec jardin à la campagne, où je peux aller me promener dans les champs et profiter du temps merveilleux de ce printemps 2020.

Seulement, privilégiés ou pas, nos vies ont toutes été bouleversées. Certaines plus que d’autres, c’est sûr. Certains d’entre nous ont perdu des proches. De manière générale, on comprend tous la situation et on est prêts à faire des efforts, pendant quelques temps, pour se débarrasser de ce fichu virus et sauver des vies.

Mais voilà que quelques temps se transforme en une année. Plus de 365 jours que nos vies ne sont plus les mêmes. Il est vrai que nous avons connu un semblant de “comme avant” cet été. Et encore, nous ne pouvons pas partir en vacances où nous le voulons, nous ne pouvons pas faire la fête comme on en a l’habitude durant la saison estivale, nous ne pouvons pas assister à des festivals de musique, nous ne pouvons pas… nous ne pouvons pas… Mais que nous reste-t-il en dehors de notre travail ?

Un an de restrictions. Pour sauver des vies ok. Mais à quel prix ? C’est un sujet difficile à aborder. Nous avons tous envie de prendre soin de nos proches et de les voir en bonne santé. Mais quand la santé se résume à ne pas contracter le coronavirus, les choses ont-elles vraiment encore du sens ? Et la santé mentale ? Et la santé économique ? Et les autres maladies ? Et nos vies ?

Est-ce que ça en vaut vraiment la peine ?

Bien entendu, toutes ces questions ont déjà été soulevées de nombreuses fois et par de nombreuses personnes. Mais c’est d’ailleurs là que se trouve le problème. L’avis et les questionnements de la population n’ont plus l’air de compter. Le gouvernement ne semble écouter qu’une poignée de scientifiques “soigneusement” sélectionnés.

Avons-nous encore notre mot à dire sur la façon dont les choses se passent dans notre pays ? J’ai toujours une grande réserve à parler politique car je me trouve trop peu informée pour affirmer quoi que ce soit. Cependant, je dois dire que j’ai le sentiment que notre démocratie et notre liberté citoyenne sont largement mises à mal. A la moindre remise en question nous sommes qualifiés de complotistes. Un peu extrême, non ? 

Il est clair que je ne sais pas plus que quiconque quelle est la solution à cette pandémie. Cependant, voici ce que je sais : nous ne tiendrons plus comme ça encore très longtemps.

J’aurais encore beaucoup de choses à dire. Ah ça oui. On pourrait parler du vaccin et de la façon dont la campagne est gérée, par exemple. Mais on va s’arrêter là. “I made my point”, comme on dit en anglais. 

Je finirais juste par : 

S’il vous plaît, rendez nous nos vies.

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